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 | Category: | Books | | Genre: | Other | | Author: | Ben Tadjidine |
Un mois après l’indépendance des Comores, le chef de l’opposition de gauche aux Comores orchestre, avec l’appui des mercenaires, le premier coup d’État du pays. Cet événement inédit va poursuivre, malheureusement, le sort incertain du nouvel État.
Le 6 juillet 1975, Ahmed Abdallah, président du conseil territorial, fait voter par la chambre comorienne des députés la déclaration unilatérale d’indépendance. Surprise par une telle audace, la France décide de ne plus reconnaître la souveraineté des Comores dans l’île de Mayotte. Et elle impute la responsabilité de la partition de l’archipel au président indépendantiste.
Mais celui-ci continue de défier l’ancien colonisateur. Il multiplie les manœuvres à son encontre devant la communauté internationale et qualifie la stratégie française de néocolonialisme.
Inquiète par cette situation qui pourrait faire tâche à sa diplomatie, la France décide de l’évincer et de le remplacer par Ali Soilihi, alors chef de l’opposition de gauche aux Comores. Aux yeux des autorités françaises, celui-ci qui n’était pas favorable à l’indépendance unilatérale, apparaissait comme un homme de conception modérée à l’égard de la question de Mayotte.
C’est ainsi que le 3 août 1975, un coup d’Etat intervient, tranquillement, sous l’œil indifférent des militaires français. Ahmed Abdallah est écarté, Ali Soilihi et ses proches prennent les commandes. Mais Ahmed Abdallah se réfugie à Anjouan, son île natale. C’est là que le mercenaire français Bob Denard, accompagné de six autres soldats de fortune apparaissent.
Il n’est pas question d’abandonner le problème.
Le 21 septembre, ils débarquent d’un avion cargo bourré d’armes à l’aéroport de Moroni. Ils encadrent les mapinduzi (révolutionnaires) d’Ali Soilihi et se rendent sur l’île d’Anjouan où ils arrêtent le président Ahmed Abdallah et ses proches. Ali Soilihi peut donc jouir de son pouvoir sans crainte ni inquiétude.
La nouvelle ligne d’action sur la question de Mayotte s’oriente vers la coopération avec la France. Il n’est pas question d’abandonner le problème. Quelques mois plus tard, aucune évolution n’est constatée sur la position française, et vraisemblablement la situation ne devient toujours pas favorable.
A ce moment Ali Soilihi a changé complètement de visage. Non seulement il se comporte comme un révolutionnaire, mais aussi il opte pour le socialisme marxiste.
De plus, son discours à l’égard de Mayotte devient de plus en plus radical. Il reproche avec virulence à la France de ne pas vouloir rendre Mayotte aux Comores.
Ali Soilihi, un Ingrat...
En mars 1976 il menace de recourir à une solution armée si la France n’accepte pas de procéder à un règlement pacifique de la question. Il a estimé que tous les efforts diplomatiques avaient été épuisés.
Dans le camp français, on dit qu’Ali Soilihi se révèle à l’usage bien ingrat, alors que la France avait contribué à le mettre au pouvoir.
Et une fois de plus, la France va exercer son pouvoir militaire pour se débarrasser de lui. Mais cette fois-ci le choix devient difficile, parce qu’il faut trouver un homme qui se contentera uniquement du pouvoir et qui se résignera à accepter la tutelle française sur Mayotte.
Cette situation va profiter à Ahmed Abdallah, même si au paravent il avait qualifié la politique française de néocolonialisme.
La France a pu conclure que, si Ahmed Abdallah -un grand bourgeois anjouanais qui n’a pas l’esprit d’un révolutionnaire- revient au pouvoir par l’intermédiaire des mercenaires et la bénédiction des services français, il sera obligé de se soumettre, et donc de ne plus réclamer Mayotte.
Ainsi, le 13 mai 1978 l’équipe de Bob Denard débarque aux Comores sur un morutier bourré d’armes et s’empare du pouvoir. Ils arrêtent Ali Soilihi qu’ils vont tuer quelques jours plus tard lors d’une prétendue tentative d’évasion, et appellent Ahmed Abdallah, qui passait un séjour paisible à Paris, pour retrouver son fauteuil présidentiel?

 La Joie de Toute Une Nation
Article extrait de notre forum de discussion HABARI par Said Ali Cheikh, le 08/03/2002
Pour la troisième année consécutive l’équipe comorienne de football en Egypte viens de remporter la coupe et les médailles d’or du tournoi des îles de l’océan indien en Egypte face à l’irrésistible et combative équipe de Madagascar par un score de 1 – 0.Une finale Comores – Madagascar en Egypte c’est comme un OM – PSG ou un Papillon – Rapid d’antan. Le stade était comblé de centaines de supporters comoriens et comoriennes venus soutenir leur équipe quelles que soient leurs tendances politiques ou leurs origines insulaires (je n’ai pas pu me retenir d’évoquer ce bon exemple vu l’état d’ébullition politique que traverse notre pays en ce moment.). Les Malgaches rêvaient d’une revanche de la finale du tournoi de 2001 lorsque nous les avions battu 4 – 1 surtout qu’ils ont fait un match nul avec nous lors des préliminaires mais hélas les blancs et verts ne leurs ont pas donné une chance.Au début de la deuxième période les Comoriens ont ouvert le score par une combinaison du trio Fayad Ali, Abdoulanziz(Zizo), et Mouyoudine(Mouyou), et qui finie par un super but du professionnel anjouanais Mouyou (il joue dans un club égyptien). A quelques secondes de la fin du match, le spectaculaire et populaire gardien de but comorien, Tadjidine Athoumane , a sauvé son équipe d’un but d’égalisation.Bravo a ces jeunes talentueux et ambitieux qui ne cessent de faire des Comores une grande nation de football. Espérons que leurs confrères qui sont aux pays feront pareil au prochain jeux des îles.Bravo aussi au tout nouvel entraîneur Idriss Omar Mohamed.Je crois que l’idée de Charif Hachim d'encourager officiellement nos artistes (médailles ou autres, peu importe) est très importante. Des jeunes pareils méritent une décoration et un encouragement de la part de l’état.Pour ma part voilà ce que je peux faire pour eux, je vais vous transmettre leurs noms et origines pour que leurs proches et amis puissent partager avec eux cette joie. Ghoulam Athoumane Ibrahim(Moroni), Tadjidine Athoumane(Séléa Bambao), Mohamed Séfdine(Koimbani), Omar M’bamba(Kové), Hassan Youssouf(Iconi), Hachim Soulé(Samba), Chamou Said Ali(Ivembeni), Abdillah M’madi Bacar(Maweni), Mohamed Fakihi Abalhassane(Itsandra), Ali Nadjim Mourad(Singani), Yasser Abdallah(Ntsaouéni), Abdoulanziz Ibrahim(Moroni), Fayad Ali Zaki Mohamed(Fomboni), Abdillah Hassan(Mtsamoudou), Badaweya Abdou Ibrahim(Ziwani) Mzé Boina Ali(Chindini), Ahmed Ibrahim(Domoni), Mohamed Elhad Houmadi(Ouani), Ali Hodar Aboubacar(Moroni), Ahmed Moussa(Douniani), Fayssoil Chadhuili(Comioni), Mouyoudine(Domoni). Entraîneur: Idriss Omar Mohamed(Moroni), adjoint : El-Faasy, Docteur : Malik Anis, Secrétaire : Issa Moustoifa.
Salut.

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